Maintien de salaire en cas d'arrêt maladie : comment procéder si le salarié perçoit une rémunération variable ?
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Pour maintenir la rémunération d'un salarié en maladie, l'employeur doit se référer à celle que celui-ci aurait perçue s'il avait continué à travailler. Cette projection se révèle toutefois complexe lorsque la rémunération comprend une part variable. Pour y parer, l'employeur peut se reporter à la moyenne des salaires versés avant l'absence du salarié. Mais encore faut-il identifier une période permettant d'arrêter un salaire de référence significatif.
Arrêt maladie et maintien de salaire : les difficultés posées par la rémunération variable du salarié
Un salariĂ© absent pour maladie peut bĂ©nĂ©ficier, sous certaines conditions, d’un maintien intĂ©gral ou partiel de sa rĂ©munĂ©ration. Â
L’association de deux indemnitĂ©s permet, en règle gĂ©nĂ©rale, de rendre cette garantie possible :Â
- les indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS), d’une part ;
- les indemnités complémentaires patronales, d’autre part.
Pour prĂ©tendre, plus spĂ©cifiquement, au versement d’un complĂ©ment de salaire patronal, le salariĂ© doit satisfaire Ă diffĂ©rentes conditions posĂ©es par la loi ou, si celles-ci sont plus favorables, par une convention collective.Â
Bon Ă savoir
Pour déterminer le régime d’indemnisation plus favorable, l’employeur doit procéder à leur appréciation globale, avantage par avantage.
Si l’on s’en tient aux critères posés par le Code du travail, cette indemnité est donc réservée aux salariés :
- justifiant d’un an d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement ;
- ayant justifié de leur incapacité de travail dans un délai de 48 heures ;
- se soignant sur le territoire français, d’un Etat membre de l’Union europĂ©enne ou de l’Espace Ă©conomique europĂ©en.Â
Rappel
L’employeur tenu au paiement d’un complĂ©ment de salaire dispose, en contrepartie, de la facultĂ© de soumettre le salariĂ© Ă une contre-visite mĂ©dicale.Â
Le montant de l’indemnité correspond alors à 90 ou 66,67 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue s'il avait continué à travailler.
Notez le
La durée d’indemnisation est augmentée de 10 jours par période entière de 5 ans d’ancienneté, en plus de l’année requise. A titre d’exemple, un salarié justifiant de 2 ans d’ancienneté percevra 90 % de sa rémunération pendant 30 jours, tandis que ce même taux sera appliqué 120 jours à un salarié présent dans l’entreprise depuis 18 ans.
Seulement, force est de constater qu’il peut être extrêmement laborieux pour l’employeur, si ce n’est impossible, de prédire la rémunération du salarié lorsque celle-ci comprend une part variable. C’est-à -dire valorisée selon des objectifs dont la réalisation demeure, par définition, incertaine (ex : chiffre d’affaires, ventes réalisées, clients prospectés)…
Rémunération variable du salarié : le salaire à retenir doit être significatif
A travers une circulaire en date du 27 juin 1978, le ministère du Travail a indiqué, à l’égard des salariés percevant une rémunération variable, que le salaire de référence à retenir devait être « significatif » au regard de l’absence indemnisée.
A ce titre, il a Ă©tĂ© prĂ©conisĂ© aux employeurs de se reporter :Â
- soit à la période de paie précédant cette absence ;
- soit au salaire moyen perçu au cours d’une période plus longue (ex : trimestre).
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