Délai pour contester le recours à une expertise : fin des incertitudes

Publié le 13/02/2025 à 08:30·Modifié le 27/02/2025 à 12:05
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Temps de lecture : 5 min

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Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Le comité social et économique (CSE) dispose de la possibilité de recourir à une expertise dans de nombreuses hypothèses (lorsqu’il est consulté, en cas de risque grave, etc.). L’employeur dispose alors d’un délai de 10 jours pour contester une expertise votée par le CSE. Mais quel est le point de départ de ce délai et comment se décompte-il ?

La contestation de l’expertise : rappel sur les cas de recours

Dans les entreprises de 50 salariés et plus, le CSE dispose du droit de recourir à un expert-comptable dans le cas de ses consultations récurrentes, mais également dans le cadre plus ponctuel d’une opération de concentration, de l'exercice du droit d'alerte économique ou encore d’un licenciement collectif pour motif économique.

Le CSE peut également avoir recours à un expert habilité pour l’aider lors des consultations portant sur des projets importants ayant une incidence sur la santé, la sécurité ou les conditions de travail des salariés, ou lorsqu’un risque grave, identifié et actuel est constaté dans l’établissement par exemple.

La décision de recourir à un expert résulte en principe d'une délibération adoptée en réunion plénière du CSE, à la majorité des membres titulaires présents. Le vote porte sur la décision de recourir à un expert, l'étendue de sa mission et le choix du cabinet d'expertise.

Bon Ă  savoir

Il ressort du 7e Baromètre Syndex-Ifop publié en 2025 sur l'état du dialogue social en France, que la moitié des représentants du personnel interrogés font appel à un cabinet d’expertise pour décrypter les documents et les aider à se positionner face à la direction. Pour en savoir plus, voir notre article dédié.

L’employeur peut saisir le Président du tribunal judiciaire dans le cadre d’une procédure d’urgence, pour contester la nécessité de l’expertise, le choix de l’expert, le coût prévisionnel, l’étendue ou encore la durée de l’expertise.

Dans les faits, l’employeur conteste très souvent l’expertise pour risque grave, du fait de son coût d’une part, et des conséquences de la reconnaissance d’un risque grave d’autre part.

Notez le

Les frais d’expertise peuvent, selon les cas, être mis à la charge exclusive de l’employeur, partagés entre le CSE et l’employeur ou bien laissés à la seule charge du CSE. Dans le cadre d’une expertise pour risque grave, le coût de l’expertise est pris en charge à 100 % par l’employeur.

Il dispose, pour ce faire, d’un délai de 10 jours, et le tribunal judiciaire doit également statuer dans les 10 jours suivant la saisine.

Quels sont alors le point de départ et le point d’achèvement de ce délai ?

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