Activités sociales et culturelles : le guide URSSAF 2026 est sorti !

Publié le 22/01/2026 à 17:37
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Temps de lecture : 5 min

L’URSSAF a mis à jour son guide pour les CSE. Essentiel aux élus, il rappelle les principes relatifs au financement des activités sociales et culturelles (ASC), et intègre les règles applicables en matière de cotisations de Sécurité sociale. Faisons le point sur tout ce que vous devez savoir pour 2026.

Guide URSSAF 2026 : rappels nécessaires sur les bénéficiaires des ASC

Le guide URSSAF 2026, s’il ne comporte pas de changements susceptibles de modifier les pratiques des élus, opère cependant un rappel nécessaire sur les bénéficiaires des ASC et les critères de modulation des avantages.

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Les principes rappelés dans ce guide sont également applicables aux prestations versées par l’employeur en l’absence de CSE gérant les ASC. 

Il réaffirme tout d’abord que les prestations du CSE doivent bénéficier à l’ensemble des salariés, sans discrimination entre eux .

Sont ainsi interdites les distinctions dans l’attribution des avantages, en fonction du type de contrat de travail (CDI ou CDD), du temps de travail (temps plein/temps partiel), de la catégorie professionnelle ou encore de la présence effective du salarié.

L’URSSAF rappelle l’interdiction de réserver le bénéfice des prestations du CSE aux salariés selon un critère d’ancienneté. 

Rappel

Dans un arrêt du 3 avril 2024, confirmé en 2025, la Cour de cassation a jugé qu'aucune condition d'ancienneté ne peut être imposée aux salariés pour bénéficier des ASC. L'URSSAF avait aligné sa position avec celle de la Cour de cassation, tout en accordant aux CSE un délai pour se mettre en conformité.

Initialement fixée au 31 décembre 2025, l’URSSAF avait annoncé, par une actualité du 19 décembre 2025, le report de cette échéance au 31 décembre 2026.

Via ce nouveau guide, l’URSSAF confirme la date butoir du 31 décembre 2026, avant laquelle les CSE devront avoir ajusté les critères de versement de ces prestations et s’être mis en conformité.

L’URSSAF précise qu’en cas de contrôle, si une condition d’ancienneté est constatée pour le bénéfice des prestations du CSE, il sera demandé au CSE de se mettre en conformité pour l’avenir.

Attention

En cas de contentieux portant sur un critère d’ancienneté instauré avant le 31 décembre 2026, les CSE demeurent exposés à un risque de condamnation financière.

Par ailleurs, l’URSSAF rappelle qu’une modulation du montant de l’avantage est possible, selon des critères sociaux objectifs et prédéterminés. Elle ne cite, sur ce sujet, que deux critères de modulation possibles : le quotient familial et le revenu fiscal de référence. Étant précisé que la modulation ne peut pas conduire à priver certains salariés salariés du bénéfice des avantages concernés. Le cas échéant, l’URSSAF pourrait soumettre l’ensemble des avantages à cotisations.

Notez le

Depuis sa version du 14 novembre 2024, l’URSSAF indiquait dans son guide que ces critères de modulation devaient être « fixés par les accords et conventions collectives ». Cette référence aux accords et conventions collectives a été supprimée dans la nouvelle rédaction du guide applicable en 2026.

Guide URSSAF 2026 : les chiffres à connaître mis à jour

Le guide met à jour les chiffres à connaître pour 2026.

Le  plafond d’exonération des bons d’achat octroyés est rehaussé à 200 euros. Ce seuil, représentant 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, est appliqué par événement et par année civile.

Notez le

Dans le cas particulier où deux conjoints travaillent dans la même entreprise, le seuil s’apprécie pour chacun d’eux.

Si ce seuil de 200 euros est dépassé, il est néanmoins possible de bénéficier d’une exonération pour certains événements ayant donné lieu à l’attribution de bons d’achat, à condition de remplir certaines conditions cumulatives : 

  • le bon d’achat est attribuĂ© en lien avec un Ă©vĂ©nement qui concerne le salariĂ© (ex : naissance, mariage, dĂ©part Ă  la retraite, fĂŞte des mères, etc.) ;
  • le bon d’achat a une utilisation dĂ©terminĂ©e, en lien avec l'Ă©vĂ©nement (ex : un bon d’achat rentrĂ©e scolaire accordĂ© aux parents et utilisable dans une grande surface ne peut pas permettre l’achat de carburant ou de denrĂ©es alimentaires par exemple) ;
  • le montant du bon d’achat est conforme aux usages.

Attention

En cas de dépassement du seuil, c’est l’intégralité du montant qui doit être soumise à cotisations sociales.

L’URSSAF met également à jour le montant plafonné de l’exonération concernant l’aide financière pour les activités de services à la personne et de garde d’enfant. Cette aide versée au salarié est exonérée de cotisations et contributions sociales dans la limite de 2 591 euros par bénéficiaire en 2026 et dans la limite des coûts effectivement supportés par les bénéficiaires.

En cas de participation du CSE au financement de la cantine, une exonération est possible lorsque la participation du salarié au prix du repas est égale ou supérieure à 50 % de la valeur forfaitaire de l’avantage en nature nourriture, soit 2,75 euros en 2026. Si la participation est inférieure, les cotisations sont dues sur la différence entre le montant du forfait repas (soit 5,50 euros en 2026) et la participation du salarié.

S’agissant des titres-restaurant, la participation du CSE qui se substitue à l’employeur est exonérée si elle est comprise entre 50 % et 60 % de la valeur nominative du titre-restaurant et qu’elle ne dépasse pas une limite maximale fixée à 7,32 euros en 2026.

Quant au financement du CSE à un régime de prévoyance ou de retraite supplémentaire, une exonération est possible si le régime financé est obligatoire et collectif, et qu’il est mis en place par l’employeur.

S’agissant de la prévoyance, l’exonération est limitée à 2884 euros en 2026 et ne doit pas excéder 1,5 % de la rémunération soumise aux cotisations de Sécurité sociale, sans que le total obtenu ne puisse excéder 5767 euros en 2026.

S'agissant de la retraite supplémentaire, en 2026, l’exonération est limitée à la plus élevée des deux valeurs suivantes : 2403 euros ou 5 % de la rémunération soumise aux cotisations de Sécurité sociale. 

Rappel

C’est l’employeur qui est responsable des déclarations et du versement des cotisations sociales à l’URSSAF sur les prestations allouées. Pour cela, le CSE doit faire connaître mensuellement à l’employeur, sous forme d'état nominatif, les sommes versées aux salariés et devant être soumises à cotisations.

Vous souhaitez en savoir davantage sur votre rôle dans la gestion des activités sociales et culturelles ? Les Editions Tissot vous proposent leur documentation « CSE ACTIV ».


Guide pratique URSSAF 2026  - Comité social et économique, publié le 15 janvier 2026

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Tiphaine Mollier

Juriste en droit social et rédactrice au sein des Editions Tissot

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