Mise à la retraite d’un salarié protégé : l’autorisation administrative reste de mise

Publié le 31/10/2024 à 09:28
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Temps de lecture : 4 min

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Attention

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Le salarié protégé bénéficie d’une protection exorbitante de droit commun face au licenciement, obligeant l’employeur à solliciter l’autorisation de l’Inspection travail lorsqu’il entend se séparer d’un salarié protégé. Si cette formalité est impérative en matière de licenciement comme de rupture conventionnelle, l’employeur peut-il s’en délier en matière de mise à la retraite ?

Mise à la retraite : un mode de rupture unilatérale du contrat de travail par l’employeur

La mise à la retraite s'entend de la possibilité donnée à l'employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail.

Avant 70 ans, la mise à la retraite n’est pas d’office. L’employeur dispose seulement de la possibilité d’interroger par écrit le salarié 3 mois avant son  67e anniversaire sur son intention de partir en retraite. Le salarié a alors 1 mois pour accepter ou refuser la mise à la retraite :

  • s’il refuse, l’employeur peut l’interroger de la mĂŞme manière tous les ans jusqu'Ă  son 69e anniversaire inclus ;
  • s’il accepte, le contrat sera rompu au terme du dĂ©lai de prĂ©avis.

A partir de 70 ans, la mise à la retraite par l’employeur s’impose au salarié. Sauf stipulations conventionnelles contraires, aucune procédure spécifique n’est prévue. Toutefois, l'employeur qui envisage de rompre le contrat de travail pour mise à la retraite sera bien inspiré de notifier son intention par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par tout moyen certain de transmission. 

Bon Ă  savoir

Le salarié mis à la retraite a droit à un délai de préavis égal à celui applicable en matière de licenciement, dont la durée dépend de l’ancienneté du salarié :

  • 2 mois pour une anciennetĂ© Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  2 ans ;
  • 1 mois pour une anciennetĂ© de 6 mois Ă  moins de 2 ans ;
  • en deça de 6 mois d'anciennetĂ©, le prĂ©avis est fixĂ© par la convention collective ou le contrat de travail. 

La liberté de rompre le contrat est-elle identique pour un salarié protégé ?

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