Absence pour maladie : à prendre en compte pour apprécier la durée du préavis d’un salarié licencié ?

ExĂ©cutĂ© ou indemnisĂ©, le droit Ă prĂ©avis d’un salariĂ© licenciĂ© dĂ©pend directement de son anciennetĂ© dans l’entreprise. Mais entre les pĂ©riodes d’inactivitĂ© Ă inclure et Ă exclure, une erreur d'apprĂ©ciation est vite arrivĂ©e. Qu’en est-il des absences justifiĂ©es par une maladie non professionnelle ?Â
Droit à préavis : réservé au licenciement de certains salariés
Un salarié licencié pour un motif autre que la faute grave a droit à un préavis (art. L. 1234-1 du Code du travail).
Pour autant, il peut arriver que l’exécution de ce préavis laisse place au paiement d’une indemnité compensatrice. Dès lors, le montant de cette indemnité correspondra aux salaires et avantages que le salarié aurait perçus s'il avait accompli le préavis jusqu’à son terme (indemnité de congés payés comprise).
Il en va notamment ainsi lorsque l’employeur libère le salariĂ© de l’obligation de rĂ©aliser le prĂ©avis, mais aussi lorsque le salariĂ© obtient la rĂ©siliation judiciaire de son contrat de travail.Â
Rappel
La rĂ©siliation judiciaire est un mode de rupture du contrat de travail Ă la disposition exclusive des salariĂ©s. Il permet Ă ces derniers de solliciter la rupture de leur contrat, devant le conseil de prud’hommes, en raison de manquements commis par leur employeur. Si le juge acte cette rĂ©siliation, celle-ci produira les effets d’un licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse voire nul.Â
Si les dispositions du Code du travail ont vocation Ă s’appliquer, la durĂ©e du prĂ©avis de licenciement correspond Ă :Â
- 1 mois si l'ancienneté de services continus du salarié est comprise entre 6 mois et moins de 2 ans ;
- 2 mois si l'ancienneté de services continus du salarié est au moins égale à 2 ans.
Mais attention, il n’est pas rare que des durées et des conditions d’ancienneté différentes soient arrêtées par les sources négociées, le contrat de travail ou encore les usages en vigueur dans l’entreprise.
Auquel cas, il appartient à l’employeur de retenir la solution la plus avantageuse pour le salarié, c’est-à -dire la durée la plus longue ou la condition d’ancienneté la plus favorable.
Evaluation du droit à préavis : les absences pour maladie sont à neutraliser
Il vous reste 48% du contenu Ă lire.
- Violences sexistes et sexuelles au travail : une proposition de loi entend renforcer les obligations de l’employeurPublié le 24 mars 2026
- Culpabiliser n’est pas aussi efficace que responsabiliserPublié le 11 mars 2026
- Endométriose : des pistes d’action pour améliorer sa prise en compte en entreprisePublié le 6 mars 2026
- Parents d’enfants gravement malades ou handicapés : les droits des salariés bientôt renforcésPublié le 5 mars 2026
- Ouverture du passeport de prévention : rendez-vous le 16 mars pour les employeursPublié le 27 février 2026


