Les articles par Maylis Rio Lachaud

Auteur Maylis Rio Lachaud

Juriste et autrice en droit social

  • Pendant une campagne Ă©lectorale, l’employeur doit respecter une stricte obligation de neutralitĂ©. En permettant Ă  un syndicat d’organiser Ă  trois reprises des stands dans l’entreprise pour diffuser sa propagande, sans accorder les mĂŞmes facilitĂ©s aux autres syndicats, l’employeur manque Ă  cette obligation. Ce manquement peut entraĂ®ner l’annulation des Ă©lections professionnelles.

  • La dĂ©nonciation d’un engagement unilatĂ©ral par l’employeur obĂ©it Ă  un formalisme strict. A dĂ©faut d’être prĂ©cĂ©dĂ©e d’un dĂ©lai suffisant pour permettre d’éventuelles nĂ©gociations et d’être notifiĂ©e tant aux reprĂ©sentants du personnel qu’individuellement Ă  chaque salariĂ© concernĂ©, la dĂ©nonciation est irrĂ©gulière.

  • En cas de contestation des Ă©lections professionnelles organisĂ©es par vote Ă©lectronique, la liste d’émargement constitue un Ă©lĂ©ment clĂ© de contrĂ´le de la rĂ©gularitĂ© du scrutin. Toutefois, lorsque sa transmission est sollicitĂ©e par un syndicat, le juge reste libre d’apprĂ©cier l’utilitĂ© d’une telle mesure et d’ordonner, ou non, sa communication.

  • Selon la dernière enquĂŞte de la Dares sur les mouvements de grève en France, les conflits sociaux se recentrent sur des enjeux internes Ă  l’entreprise. Le nombre d’entreprises concernĂ©es, de salariĂ©s mobilisĂ©s et de journĂ©es individuelles non travaillĂ©es diminue nettement. L’étude met toutefois en Ă©vidence de fortes disparitĂ©s selon la taille des entreprises et les secteurs d’activitĂ©.

  • Les diffĂ©rences de traitement entre salariĂ©s rĂ©sultant de la classification de la convention collective, nĂ©gociĂ©e et signĂ©e par les organisations syndicales reprĂ©sentatives, sont prĂ©sumĂ©es justifiĂ©es. Dès lors, dans quelles conditions un salariĂ© peut-il les contester ? 

  • En dĂ©cembre 2025, le ministère du Travail a publiĂ© son bilan annuel sur la nĂ©gociation collective pour 2024. Dans un contexte Ă©conomique toujours marquĂ© par l’inflation, le dialogue social reste un levier central de rĂ©gulation. Le bilan confirme la vitalitĂ© des accords conclus, et une stabilisation des thĂ©matiques abordĂ©es, largement dominĂ©es par les enjeux de rĂ©munĂ©ration.

  • La modification des horaires de travail peut, dans certaines circonstances, justifier le recours Ă  une expertise du CSE pour risque grave ou projet important. Encore faut-il que les règles encadrant la consultation du CSE et les dĂ©lais applicables soient respectĂ©s.

  • Un syndicat non reprĂ©sentatif ne peut pas dĂ©signer de reprĂ©sentant de section syndicale (RSS) dans une entreprise dont le champ professionnel et gĂ©ographique n’est pas couvert par ses statuts. Peu importe qu’une partie de ses adhĂ©rents ait Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e au sein de cette entreprise.

  • Lorsqu’un syndicat souhaite dĂ©signer comme dĂ©lĂ©guĂ© syndical un adhĂ©rent non candidat, il doit recueillir la renonciation Ă©crite des candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages au premier tour des dernières Ă©lections professionnelles. Un candidat dĂ©jĂ  titulaire d’un mandat de dĂ©lĂ©guĂ© syndical peut-il renoncer au droit d’être dĂ©signĂ© alors que son mandat est toujours en cours ?

  • La libertĂ© de circulation des reprĂ©sentants du personnel et dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux est un principe fondamental en droit du travail. Cette libertĂ© peut toutefois ĂŞtre limitĂ©e dans certaines situations. Dans le contexte de la crise sanitaire, Ă©tait-il possible d’exiger la prĂ©sentation d’un passe sanitaire Ă  un reprĂ©sentant syndical pour lui permettre d’accĂ©der Ă  des Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux ?

  • Un syndicat peut agir en justice en faveur des salariĂ©s sans mandat exprès, dans le cadre d’une action en substitution. Une telle action n’est recevable que si certaines formalitĂ©s substantielles sont respectĂ©es, notamment l’information des salariĂ©s au plus tard le jour de l’introduction de l’instance.Â