ActualitĂ©s "arrĂȘt de travail"

L’arrĂȘt de travail est un dispositif permettant au salariĂ© de s’absenter de son poste en cas de maladie, d’accident ou d’incapacitĂ© temporaire, justifiĂ© par un certificat mĂ©dical. Ce droit vise Ă  protĂ©ger la santĂ© du salariĂ© tout en lui garantissant une continuitĂ© de revenu grĂące aux indemnitĂ©s prĂ©vues par le systĂšme de SĂ©curitĂ© sociale et, parfois, par des dispositions conventionnelles.

Lorsqu’un arrĂȘt de travail est prescrit, le salariĂ© doit en informer son employeur dans un dĂ©lai de 48 heures et transmettre les justificatifs nĂ©cessaires. L’entreprise doit ensuite transmettre les informations Ă  l’URSSAF via la DSN pour dĂ©clencher le versement des indemnitĂ©s journaliĂšres par la SĂ©curitĂ© sociale. Ces indemnitĂ©s peuvent ĂȘtre complĂ©tĂ©es par l’employeur selon les rĂšgles prĂ©vues par le rĂšglement intĂ©rieur ou les accords collectifs.

L’arrĂȘt de travail impacte Ă©galement des aspects comme le calcul des cotisations sociales, les droits aux congĂ©s payĂ©s, ou encore la gestion du remplacement temporaire du salariĂ©.

  • Depuis la loi DDADUE d'avril 2024, les pĂ©riodes d’arrĂȘt de travail, mĂȘme d’origine non professionnelle, sont considĂ©rĂ©es comme du temps de travail effectif pour le calcul  des droits Ă  congĂ©s payĂ©s. Acquisition de jours pendant un arrĂȘt, rĂ©troactivitĂ© et plafonds : il est difficile de s’y retrouver. La Cour de cassation apporte des prĂ©cisions attendues pour naviguer entre ces nouvelles obligations.

  • Depuis la loi du 22 avril 2024, les salariĂ©s en arrĂȘt maladie d’origine non professionnelle acquiĂšrent dĂ©sormais des congĂ©s payĂ©s. Si ce revirement est clair, son application peut devenir un casse-tĂȘte lorsque les conventions collectives n'ont pas encore Ă©tĂ© mises Ă  jour au regard de ces nouvelles dispositions. Comment articuler cette nouvelle rĂšgle avec les nombreuses conventions collectives qui excluent toujours la maladie du travail effectif ? La convention est-elle plus favorable que la loi ?

  • Les salariĂ©s victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle bĂ©nĂ©ficient d’une protection particuliĂšre contre le licenciement. Toutefois, des faits antĂ©rieurs Ă  la suspension du contrat peuvent, dans certains cas, justifier le licenciement disciplinaire.

  • Financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026 : la loi est publiĂ©e

    Publié le 05/01/2026 à 11:00·Modifié le 06/01/2026 à 16:39

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026 a Ă©tĂ© publiĂ©e le 31 dĂ©cembre 2025, aprĂšs une censure partielle du Conseil constitutionnel.  ArrĂȘts de travail, congĂ© supplĂ©mentaire de naissance, cotisations sociales, retraite
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