Convention collective Transports routiers
- Mises Ă jour constantes
- Alertes email en temps réel
- PDF téléchargeable et imprimable à volonté
- Sommaire Essentiel structuré par thème
La branche des transports routiers jour un rôle majeur dans l’économie du pays. Selon la DARES, elle regroupe en 2022 pas moins de 850 000 salariés pour 43 000 entreprises. Elle couvre un large spectre d’activités puisque la convention collective des transports routiers prévoit des dispositions pour le transport de marchandises, de voyageurs (interurbain, tourisme, scolaire…), de déménagement, les activités de prestations logistiques, le transport sanitaire ou encore le transport de fonds et de valeurs. Toutes ces activités ont un dénominateur commun : le transport. Mais chacune a ses spécificités qui multiplient les dispositions et complexifient la convention collective. Panorama de ce qu’il faut savoir…
L’actualité de la convention
Le champ d’application
La convention collective nationale (CCN) des transports routiers (IDCC 0016) encadre les employeurs et salariés exerçant dans les activités liées au transport routier et aux services auxiliaires. Elle s'applique aux entreprises ayant pour activité principale des domaines spécifiques identifiés par leur code NAF, attribué par l’INSEE.
Cette convention regroupe une diversité de secteurs comme :
- le transport de marchandises ;
- le transport de déménagement ;
- les ambulances ;
- le transport de fonds et de valeurs (comme la gestion des automates bancaires) ;
- la location de camions avec chauffeur ;
- la messagerie et fret express.
L'IDCC 0016 garantit l’identification précise de la convention collective des transports routiers. Mention obligatoire sur les bulletins de paie, il facilite également les démarches liées à la déclaration sociale nominative (DSN).
Pour en savoir plus : Quel est le champ d'application de la CCN des transports routiers ?
Les salaires
La convention collective des transports routiers met en place un cadre structuré pour la détermination des salaires des entreprises de la branche. En raison de la diversité de activités qui la composent, elle garantit des salaires minima, tout en permettant aux entreprises de s'adapter aux spécificités de leur activité et de négocier des conditions plus favorables avec leurs salariés.
Suivant la classification du salarié (ouvrier, employé, agent de maitrise ou cadre), les salaires minima peuvent être négociés selon un barème, horaire, mensuel ou annuel. De plus, ces grilles tiennent compte de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.
La convention collective prévoit également le versement de plusieurs indemnités selon que le salarié se trouve en déplacement, qu’il travaille le dimanche ou un jour férié ou encore qu’il maitrise une langue étrangère.
Enfin, les partenaires sociaux de la branche accordent une grande importance à l’apprentissage qui a pour but de donner à des jeunes travailleurs, en situation scolaire, une formation générale, théorique et pratique, en vue de l'obtention d'une qualification professionnelle. Une rémunération spécifique est également prévue pour eux.
Pour en savoir plus : Quelles grilles de salaires appliquer dans la convention collective des transports routiers ?
Les primes
Dans le secteur des transports routiers, les salariés bénéficient de diverses primes et indemnités selon la convention collective nationale (CCN) applicable. Ces primes et avantages ajoutent un attrait financier aux métiers des entreprises du transport routier, valorisant l’engagement et la fidélité des salariés dans un secteur où les conditions de travail peuvent être exigeantes.
Les primes d’ancienneté, bien que facultatives dans le Code du travail, sont incluses pour certains employés sous forme de majorations salariales calculées en fonction de leur catégorie professionnelle et de leur date d’arrivée dans l’entreprise.
Les primes de 13e mois, quant à elles, sont réservées aux salariés des entreprises de transports de voyageurs, de fonds et de valeurs, sous certaines conditions d’ancienneté.
En outre, les ouvriers en déplacement reçoivent des indemnités pour leurs repas, déplacements longs, et travail de nuit.
Par ailleurs, des primes spécifiques, telles que celles pour risque ou pour travail sur automates bancaires, sont offertes aux convoyeurs de fonds.
Les cadres et ingénieurs bénéficient également de primes en cas de remplacement temporaire, pouvant aller jusqu’à un an pour raisons de santé du salarié remplacé.
Enfin, travailler les dimanches et jours fériés dans ce secteur ouvre aussi droit à des indemnités complémentaires, selon la fonction et l’ancienneté.
Pour en savoir plus : Les primes dans le secteur des transports routiers
Vous suivez plusieurs conventions collectives ?
Accédez à la base conventionnelle complète pensée pour les experts qui accompagnent les entreprises au quotidien.
Découvrir l'offreLa classification
Bien appliquer la classification prévue par la convention collective des transports routiers est essentiel pour maintenir des relations de travail harmonieuses, se conformer aux obligations légales et éviter des conséquences négatives tant pour l’employeur que pour le salarié.
Pour les employeurs, une application correcte de cette classification permet de structurer les relations de travail de manière claire et équitable. Elle facilite la gestion des ressources humaines en définissant précisément les rôles, les responsabilités et les niveaux de rémunération correspondants. Cela contribue à une meilleure organisation interne et à une réduction des conflits liés aux malentendus sur les fonctions et les attentes professionnelles.
Pour les salariés, cette classification assure une reconnaissance formelle de leurs compétences et de leur expérience. Elle garantit une rémunération juste et conforme aux standards du secteur, ce qui peut améliorer la satisfaction au travail et la motivation. En outre, elle offre une transparence sur les possibilités d'évolution de carrière, permettant aux salariés de se projeter et de planifier leur développement professionnel.
Pour en savoir plus : Comment s'organise la classification des salariés dans le secteur des transports routiers ?
Les heures supplémentaires
Les heures supplémentaires permettent aux employeurs de faire travailler leurs salariés au-delà de la durée légale hebdomadaire. Dans les transports routiers, la convention collective fixe des limites précises et des règles spécifiques.
Concernant le contingent annuel d’heures supplémentaires, celui-ci varie en fonction de l’activité exercée (transport de marchandises, transport sanitaire ou transport de fonds et de valeurs).
Les employeurs peuvent également avoir recours au « régime d’équivalence » c’est-à -dire que le décompte des heures supplémentaires commence après un certain seuil.
Quant aux cadres, ils peuvent bénéficier d’un forfait incluant leurs heures supplémentaires : le forfait annuel en jours.
Enfin les salariés à temps partiel peuvent également effectuer des heures au-delà de la durée prévue par leur contrat de travail : on parle alors d’« heures complémentaires ».
Pour en savoir plus : Heures supplémentaires dans les transports routiers : tout ce qu’il faut savoir
L'arrĂŞt maladie
La gestion des arrêts maladie dans le secteur des transports routiers est cruciale pour garantir le respect des droits et obligations des employeurs et des salariés.
La convention collective des transports routiers (IDCC 0016) précise les droits des salariés en matière de maintien de salaire en cas d'arrêt maladie. Les employeurs sont tenus de respecter ces dispositions pour éviter toute discrimination et garantir une protection sociale adéquate aux salariés.
Par exemple, les salariés bénéficient d'indemnités journalières complémentaires dès l'issue des droits liés à l'obligation de maintien de salaire par l'employeur, comme indiqué dans la convention collective.
Au-delà de la maladie du salarié, la convention collective prévoit également des dispositions concernant la maternité ou encore la possibilité de s’absenter lorsque c’est l’enfant du salarié qui est confronté à la maladie.
Pour en savoir plus : Arrêt maladie : ce que prévoit la convention collective des transports routiers
Â
Les questions que l’on nous pose souvent
Concernant la période d’essai, la loi du 25 juin 2008 prévoit les durées maximales suivantes :
- 2 mois pour les ouvriers et les employés ;
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
- 4 mois pour les cadres.
Si votre convention collective prévoit des durées différentes, 2 cas de figure sont possibles :
- si ces dispositions conventionnelles datent d’avant le 26 juin 2008, vous ne pouvez plus les appliquer, il vous faut appliquer les durées légales ;
- si, au contraire, la convention collective ou l’accord collectif a Ă©tĂ© signĂ© après le 26 juin 2008, seules les durĂ©es plus courtes sont applicables, pas les durĂ©es plus longues.Â
Une convention collective est un accord écrit conclu entre, d’un côté, une ou des organisations patronales et, de l’autre, un ou des syndicats de salariés représentatifs. Elle vise à adapter et à compléter les dispositions du Code du travail pour un secteur d'activité donné. La convention collective fixe notamment :
- les salaires minimaux en fonction de la classification hiérarchique ;
- les éventuelles primes ;
- le régime des congés payés, les congés spéciaux pour événements familiaux ;
- les conditions de travail de catégories particulières de salariés (femmes enceintes, jeunes) ;
- la durée des périodes d’essai, des préavis en cas de rupture du contrat de travail ;
- le contingent d’heures supplémentaires annuel ;
- la complémentaire santé ;
- etc.
Disposer de sa convention collective Ă jour est une obligation pour une gestion du personnel optimale.
Rien de plus simple ! Il suffit de vous abonner aux « Alertes conventions collectives ». Vous serez ainsi informé par e-mail, et à la fréquence que vous souhaitez, de toutes les mises à jour apportées à votre convention collective.
Lorsqu’une convention collective est applicable au sein d’une entreprise, l’employeur doit :
- en faire bénéficier tous les salariés liés par un contrat de travail, à l’exception des salariés bénéficiant d’un statut propre (comme les VRP, par exemple) ;
- informer les salariés sur les textes conventionnels applicables selon les modalités prévues par ces textes ou, à défaut, en fournissant au moment de l’embauche une notice d’information ;
- tenir à disposition des salariés un exemplaire à jour des textes conventionnels et afficher à cet effet un avis sur les lieux de travail ;
- informer les représentants du personnel des textes applicables selon les modalités définies et, à défaut de précisions, en leur fournissant un exemplaire à jour ;
- fournir chaque année aux salariés la liste des modifications apportées aux textes conventionnels appliqués au sein de l’entreprise ;
- mentionner la convention collective applicable dans l’entreprise sur le bulletin de paie des salariés.
En d’autres termes, si vous possédez un exemplaire papier de la convention collective mais que celui-ci n’est pas à jour, vous ne répondez pas à votre obligation légale en la matière et vous encourez une, voire plusieurs amendes (C. trav., art. R. 2263-2 et s.).
Si votre entreprise est dotée d’un intranet, vous devez mettre sur celui-ci, à la disposition des salariés, une version informatique à jour des textes conventionnels. Si tous vos salariés n’ont pas accès à l’intranet, cette obligation se cumule avec la mise à disposition d’un exemplaire papier.
Tout dépend si vous êtes ou non adhérent à une organisation patronale signataire de l’accord.
Si la réponse est oui, cet accord vous est applicable immédiatement ou du moins à la date d’entrée en vigueur spécifiée dans l’accord.
Si, au contraire, vous n’adhérez à aucune organisation patronale signataire, vous ne devrez appliquer cet accord qu’à compter de la publication de l’arrêté d’extension.
Attention toutefois, l’entrée en vigueur de certains accords est soumise à la publication de l’arrêté d’extension. Dans un tel cas, l’accord ne deviendra obligatoire pour tous (adhérents ou non) qu’à compter de cette date.
A noter qu’un employeur, membre d’une organisation patronale non signataire d’une convention ou d’un accord collectif, ou encore non membre d’une organisation patronale signataire, peut souhaiter adhérer à titre individuel à cette norme. Il pourra le faire, par exemple, afin d’éviter que ses salariés ne soient privés d’un statut collectif protecteur. Dans ce cas, il s’agit d’une application volontaire, non liée à une obligation.
De quoi avez-vous besoin aujourd’hui ?
Trouvez la ressource qu'il vous faut !