Convention collective Entreprises de la publicité et assimilées
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La convention collective nationale des entreprises de la publicité et assimilées établit les règles et les conditions de travail spécifiques à ce secteur. Datant de 1955, elle porte le code IDCC 0086 et concerne les entreprises référencées notamment sous les codes NAF 7311Z et 7312Z. Classification, salaires, épargne salariale, maladie, rupture du contrat… Tour d’horizon des points clés de cette convention collective.
L’actualité de la convention
La classification
La CCN de la publicité met en place un système de classification des qualifications professionnelles qui a pour objectif de déterminer la méthode de classement des emplois, de reconnaître les qualifications, de rémunérer les compétences et de favoriser l'évolution des carrières.
La classification est structurée autour de trois catégories d'emplois, chacune subdivisée en quatre niveaux de qualification. Ces catégories sont les employés, les techniciens et agents de maîtrise, et les cadres.
Pour les employés (1re catégorie, niveaux 1.1 à 1.4), la distinction se fait selon le degré de complexité des tâches. Par exemple, le niveau 1.1 concerne des tâches simples avec une adaptation rapide, tandis que le niveau 1.4 implique des travaux complexes nécessitant une autonomie dans le choix, l'organisation et le contrôle de conformité.
La 2e catĂ©gorie regroupe les techniciens et agents de maĂ®trise (niveaux 2.1 Ă 2.4), avec des emplois axĂ©s sur la gestion d'activitĂ©s et l'assistance. Les caractĂ©ristiques de ces niveaux reposent sur la capacitĂ© d'organisation, de coordination, de suivi, et la connaissance de l'environnement professionnel.Â
Enfin, la 3e catégorie concerne les cadres (niveaux 3.1 à 3.4), dont la fonction principale est la conception et l'élaboration. Ce niveau peut inclure des responsabilités hiérarchiques ou fonctionnelles. Le cadre débutant (niveau 3.1) correspond à un jeune diplômé avec une première expérience professionnelle. Les niveaux suivants impliquent la prise en charge de missions exigeant l'élaboration de solutions, une responsabilité de résultat et des qualités personnelles (créativité, autorité, décision, jugement), avec une pleine maîtrise de la fonction pour les missions délicates, jusqu’à la conduite d'une équipe et la nécessité d'organiser et de déléguer des missions spécifiques.
Pour en savoir plus : Comment se repérer dans la classification de la CCN de la publicité ?
Les salaires
Les salaires minima conventionnels dans la branche de la publicitĂ© sont dĂ©finis en fonction de la catĂ©gorie et du niveau de classification de chaque salariĂ©. Ces montants sont exprimĂ©s en brut mensuel Ă temps plein, basĂ©s sur la durĂ©e lĂ©gale actuelle du travail.Â
Pour les contrats de professionnalisation, La convention collective fixe des rémunérations différentes si le salarié est âgé de moins de 26 ans ou s’il a 26 ans et plus.
Concernant les contrats d'apprentissage, la rémunération varie en fonction de l'âge de l'apprenti et de l'année d'exécution du contrat, exprimée en pourcentage du SMIC. Par exemple, pour la première année, un apprenti de moins de 18 ans perçoit 27 % du SMIC, tandis qu'un apprenti de 26 ans et plus perçoit 100 % du SMIC ou du salaire minimum conventionnel de l'emploi occupé, si plus favorable.
La prime d'anciennetĂ© est versĂ©e mensuellement et calculĂ©e sur la base des salaires minima conventionnels correspondant Ă la qualification des intĂ©ressĂ©s. Cette prime ne peut ĂŞtre infĂ©rieure Ă 3 % pour 3 annĂ©es d'anciennetĂ© rĂ©volues, augmentant de 1 % par annĂ©e supplĂ©mentaire sans dĂ©passer 15 %.Â
Pour en savoir plus : Quels sont les salaires et les primes dans la CCN de la publicité ?
La période d’essai
La convention collective prévoit des périodes d'essai distinctes selon la catégorie professionnelle des salariés (employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres).
La durĂ©e d'un stage intĂ©grĂ© Ă un cursus pĂ©dagogique, rĂ©alisĂ© lors de la dernière annĂ©e d'Ă©tudes dans l'entreprise d'embauche, est dĂ©duite de la pĂ©riode d'essai. Cependant, cette dĂ©duction ne peut rĂ©duire la pĂ©riode d'essai de plus de la moitiĂ©, sauf accord collectif plus favorable, si l'embauche intervient dans les trois mois suivant le stage.Â
En cas de rupture de la période d'essai à l'initiative de l'employeur, un délai de prévenance est à respecter. Il varie de 24 heures à 1 mois selon la durée de présence du salarié dans l’entreprise.
Si la rupture est à l'initiative du salarié, les délais de prévenance sont de 24 heures si la durée de présence est inférieure à huit jours, et 48 heures si elle est supérieure ou égale à huit jours.
Pour en savoir plus : Période d'essai dans la convention collective de la publicité : quelles règles appliquer ?
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Découvrir l'offreL’épargne salariale : le dispositif de l’intéressement
L'intĂ©ressement dans la branche de la publicitĂ© vise Ă associer les salariĂ©s Ă la rĂ©ussite de leur entreprise et Ă crĂ©er une dynamique collective. Sa mise en place s'effectue par un accord collectif entre l'entreprise et ses salariĂ©s ou leurs reprĂ©sentants.Â
Tous les salariĂ©s de l'entreprise sont bĂ©nĂ©ficiaires de l'intĂ©ressement, sous rĂ©serve d'une Ă©ventuelle condition d'anciennetĂ© pouvant aller jusqu'Ă trois mois.Â
Le calcul de l'intĂ©ressement doit ĂŞtre basĂ© sur des Ă©lĂ©ments objectivement mesurables, qu'ils soient quantitatifs (financiers) ou qualitatifs. Une formule de calcul est obligatoire et doit ĂŞtre claire.Â
Le montant global peut être un pourcentage du résultat d'exploitation ou de son amélioration, un pourcentage de l'amélioration de la marge bénéficiaire, ou un pourcentage de la masse salariale lié à l'amélioration de la productivité. Il est également possible d'opter pour une formule mixte combinant le résultat et la performance.
La rĂ©partition entre les bĂ©nĂ©ficiaires peut ĂŞtre uniforme, proportionnelle aux salaires, ou une combinaison des deux, voire proportionnelle Ă la durĂ©e de prĂ©sence.Â
Pour en savoir plus : Epargne salariale dans la convention collective de la publicité : tout savoir sur l’intéressement
La maladie
En cas de maladie dĂ»ment constatĂ©e, les salariĂ©s de la publicitĂ© bĂ©nĂ©ficient d'une première indemnitĂ© complĂ©mentaire Ă la charge de l'employeur, Ă condition qu'ils perçoivent des prestations maladie ou une pension d'invaliditĂ© de la SĂ©curitĂ© sociale.Â
La durée de versement de cette indemnité varie en fonction de l'ancienneté du salarié.
À l'expiration de cette période d'indemnisation, le salarié bénéficie d'une nouvelle indemnité complémentaire pour une durée maximale également dépendante de l'ancienneté.
Si plusieurs congés maladie sont accordés sur une période de 12 mois consécutifs, la durée totale d'indemnisation complémentaire ne peut dépasser les durées indiquées.
En cas de maternité, les salariées bénéficient d'un congé d'une durée totale de 18 semaines. Après un an de présence à la date présumée de l'accouchement, ce congé donne droit à une indemnité complémentaire de l'employeur, complétant les prestations de la Sécurité sociale.
Enfin, la convention collective de la publicité couvre le cas de la maladie de l’enfant : l'un ou l'autre des parents est autorisé à s'absenter, sur justification médicale, pour soigner son enfant de moins de 16 ans vivant au foyer, dans la limite de 12 jours ouvrables ou 10 jours ouvrés par an.
Pour en savoir plus : Maladie d'un salarié dans la CCN de la publicité : ce que doit savoir l'employeur
La rupture du contrat
La rupture du contrat de travail dans la convention collective de la publicité est encadrée par des règles spécifiques, qu'il s'agisse d'une démission ou d'un licenciement. Les durées varient suivant le type de rupture, la classification du salarié et son ancienneté.
Pendant la période de préavis, qu'il s'agisse d'une démission ou d'un licenciement, le salarié est autorisé à s'absenter pour rechercher un nouvel emploi. Ces heures sont rémunérées et peuvent être regroupées en journées ou demi-journées, d'un commun accord avec l'employeur.
L'octroi de ces heures cesse dès que le salariĂ© a trouvĂ© un emploi, ce qu'il est tenu de dĂ©clarer sans dĂ©lai Ă son employeur.Â
Enfin, en cas de licenciement, une indemnité est allouée aux employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres. Elle varie en fonction du salaire de référence du salarié et de son ancienneté.
Cette indemnitĂ© ne peut se cumuler avec l'indemnitĂ© lĂ©gale de licenciement.Â
Pour en savoir plus : Comment gérer la rupture du contrat de travail dans la convention collective de la publicité ?
Les questions que l’on nous pose souvent
Une convention collective est un accord écrit conclu entre, d’un côté, une ou des organisations patronales et, de l’autre, un ou des syndicats de salariés représentatifs. Elle vise à adapter et à compléter les dispositions du Code du travail pour un secteur d'activité donné. La convention collective fixe notamment :
- les salaires minimaux en fonction de la classification hiérarchique ;
- les éventuelles primes ;
- le régime des congés payés, les congés spéciaux pour événements familiaux ;
- les conditions de travail de catégories particulières de salariés (femmes enceintes, jeunes) ;
- la durée des périodes d’essai, des préavis en cas de rupture du contrat de travail ;
- le contingent d’heures supplémentaires annuel ;
- la complémentaire santé ;
- etc.
Disposer de sa convention collective Ă jour est une obligation pour une gestion du personnel optimale.
Tout dépend si vous êtes ou non adhérent à une organisation patronale signataire de l’accord.
Si la réponse est oui, cet accord vous est applicable immédiatement ou du moins à la date d’entrée en vigueur spécifiée dans l’accord.
Si, au contraire, vous n’adhérez à aucune organisation patronale signataire, vous ne devrez appliquer cet accord qu’à compter de la publication de l’arrêté d’extension.
Attention toutefois, l’entrée en vigueur de certains accords est soumise à la publication de l’arrêté d’extension. Dans un tel cas, l’accord ne deviendra obligatoire pour tous (adhérents ou non) qu’à compter de cette date.
A noter qu’un employeur, membre d’une organisation patronale non signataire d’une convention ou d’un accord collectif, ou encore non membre d’une organisation patronale signataire, peut souhaiter adhérer à titre individuel à cette norme. Il pourra le faire, par exemple, afin d’éviter que ses salariés ne soient privés d’un statut collectif protecteur. Dans ce cas, il s’agit d’une application volontaire, non liée à une obligation.
Concernant la période d’essai, la loi du 25 juin 2008 prévoit les durées maximales suivantes :
- 2 mois pour les ouvriers et les employés ;
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
- 4 mois pour les cadres.
Si votre convention collective prévoit des durées différentes, 2 cas de figure sont possibles :
- si ces dispositions conventionnelles datent d’avant le 26 juin 2008, vous ne pouvez plus les appliquer, il vous faut appliquer les durées légales ;
- si, au contraire, la convention collective ou l’accord collectif a Ă©tĂ© signĂ© après le 26 juin 2008, seules les durĂ©es plus courtes sont applicables, pas les durĂ©es plus longues.Â
Lorsqu’une convention collective est applicable au sein d’une entreprise, l’employeur doit :
- en faire bénéficier tous les salariés liés par un contrat de travail, à l’exception des salariés bénéficiant d’un statut propre (comme les VRP, par exemple) ;
- informer les salariés sur les textes conventionnels applicables selon les modalités prévues par ces textes ou, à défaut, en fournissant au moment de l’embauche une notice d’information ;
- tenir à disposition des salariés un exemplaire à jour des textes conventionnels et afficher à cet effet un avis sur les lieux de travail ;
- informer les représentants du personnel des textes applicables selon les modalités définies et, à défaut de précisions, en leur fournissant un exemplaire à jour ;
- fournir chaque année aux salariés la liste des modifications apportées aux textes conventionnels appliqués au sein de l’entreprise ;
- mentionner la convention collective applicable dans l’entreprise sur le bulletin de paie des salariés.
En d’autres termes, si vous possédez un exemplaire papier de la convention collective mais que celui-ci n’est pas à jour, vous ne répondez pas à votre obligation légale en la matière et vous encourez une, voire plusieurs amendes (C. trav., art. R. 2263-2 et s.).
Si votre entreprise est dotée d’un intranet, vous devez mettre sur celui-ci, à la disposition des salariés, une version informatique à jour des textes conventionnels. Si tous vos salariés n’ont pas accès à l’intranet, cette obligation se cumule avec la mise à disposition d’un exemplaire papier.
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