Convention collective Entreprises de propreté

IDCC3043
NAF747Z,8121Z,8122Z,8129B,8129A,930A,9601A,1810
Numéro de brochure3173
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Convention Ă  jour avant LegifranceEn savoir plus

La convention collective nationale (CCN) des entreprises de propreté et services associés (IDCC 3043, Brochure 3173) encadre les relations de travail entre les employeurs et les salariés des entreprises exerçant sur le territoire français. Elle couvre principalement les activités de nettoyage de locaux, incluant la remise en état, ainsi que le nettoyage à domicile de moquettes et textiles. Le champ d’application de cette convention inclut toutes les entreprises, quel que soit le pays d’établissement de l’employeur, opérant dans ce secteur en France. Elle vise à harmoniser les pratiques sociales et à garantir des conditions de travail équitables au sein d’une branche caractérisée par une forte intensité de main-d’œuvre et des prestations de services sur les sites des clients.

L’actualité de la convention


Important

Certaines activités spécifiques sont exclues du champ d’application des entreprises de propreté. Ainsi, les entreprises dont l’activité principale est la désinfection, la désinsectisation, la dératisation ou le ramonage ne relèvent pas de cette convention collective.

Le contrat de travail

Formalisme et période d’essai

Le contrat de travail doit être écrit et comporter des mentions obligatoires telles que le site de travail, la qualification, la nature de l’emploi, la rémunération et la durée du travail. Concernant la période d’essai, sa durée varie selon la catégorie du salarié :

  • 1 mois pour les agents de service et employĂ©s ;
  • 3 mois pour les techniciens, agents de maĂ®trise et cadres.

Le renouvellement de la période d’essai est possible une fois, à condition d’être stipulé dans la lettre d’engagement et de faire l’objet d’un accord écrit. Les durées maximales, renouvellement inclus, sont portées à :

  • 2 mois pour les agents et employĂ©s ;
  • 6 mois pour les techniciens, agents de maĂ®trise et cadres.

En cas de rupture de la période d’essai, un délai de prévenance doit être respecté par les deux parties. Pour l’employeur, ce délai varie de 24 heures (moins de 8 jours de présence) à 1 mois (après 3 mois de présence). Le salarié doit quant à lui respecter un délai de 48 heures, ramené à 24 heures si sa présence est inférieure à 8 jours.

Garantie d’emploi en cas de changement de prestataire

L’une des spécificités majeures de cette convention est la garantie d’emploi en cas de changement de prestataire. Le nouveau prestataire a l’obligation de reprendre 100 % du personnel affecté au marché, sous réserve de conditions strictes d’appartenance à la filière exploitation (niveaux AS à CE, et MP1/MP2), de temps passé sur le marché (30 % minimum pour les niveaux AS à CE) et d’ancienneté sur le site (6 mois minimum).

L’entreprise sortante doit fournir à l’entreprise entrante une liste complète du personnel concerné, incluant les contrats de travail, les bulletins de paie et les dossiers médicaux, dès qu’elle a connaissance des coordonnées du successeur. Le transfert des contrats de travail s’opère alors de plein droit, avec maintien de la rémunération et de l’ancienneté acquise.

Le refus du salarié d’être transféré, alors qu’il remplit les conditions, peut entraîner la rupture de son contrat de travail, sauf pour les salariés protégés dont le transfert nécessite une autorisation de l’inspection du travail. Ce dispositif vise à sécuriser les parcours professionnels dans un secteur où les changements de marchés sont fréquents.

Dispositions spécifiques aux CDD et aux contrats de travail temporaires

Pour répondre aux besoins de continuité de service, la branche a aménagé les règles relatives aux contrats courts. Le délai de carence entre deux CDD ou contrats de travail temporaire (CTT) successifs sur le même poste est supprimé pour certains motifs, notamment le remplacement de salariés absents ou l’accroissement temporaire d’activité.

Cet aménagement permet à l’employeur de recourir à plusieurs CDD ou contrats de mission successifs avec le même salarié, sans interruption, pour accroissement temporaire d’activité, dans la limite d’une durée cumulée de 24 mois renouvellement inclus.

Attention

Ces dispositions ne doivent pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale de l’entreprise. L’objectif affiché par les partenaires sociaux de la branche propreté est de favoriser, à terme, l’intégration des salariés en contrat à durée indéterminée en évitant les interruptions d’emploi artificielles.


La durée du travail

Durée hebdomadaire et aménagement du temps de travail

La durée conventionnelle du travail est fixée à 35 heures par semaine pour toutes les entreprises. Toutefois, l’organisation du temps de travail peut être aménagée sur une période supérieure à la semaine, notamment par cycle ou modulation sur un semestre civil, afin de s’adapter aux fluctuations d’activité et à la saisonnalité.

Dans le cadre d’une annualisation ou d’une modulation, la durée hebdomadaire moyenne est calculée sur le semestre. Les heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires tant qu’elles ne dépassent pas la durée moyenne sur la période, sauf si elles excèdent les plafonds hebdomadaires fixés (44 heures maximum).

Le lissage de la rémunération est la norme : la rémunération mensuelle est calculée sur la base de l’horaire moyen (151,67 heures pour un temps plein), indépendamment de l’horaire réel effectué dans le mois, afin de garantir un revenu stable aux salariés.

Repos quotidien et hebdomadaire

La convention collective prévoit des dérogations aux durées légales de repos pour s’adapter aux contraintes du secteur. Ainsi, le repos quotidien peut être réduit de 11 heures à 9 heures consécutives, moyennant une compensation sous forme de repos ou d’indemnité égale à 4 % des heures de repos manquantes.

De même, le repos hebdomadaire, normalement de 35 heures consécutives (24h + 11h), peut être réduit à 32 heures minimum. Comme pour le repos quotidien, une compensation de 4 % est prévue pour les heures manquantes permettant d’atteindre le seuil de 35 heures.

Attention

Ces dérogations sont strictement encadrées et ne doivent pas conduire à une réduction systématique des temps de repos. Elles visent à permettre la réalisation des prestations, souvent effectuées en horaires décalés ou sur des sites multiples.

Heures supplémentaires

Les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale (ou de la moyenne annuelle/semestrielle) ouvrent droit à une majoration de 25 % pour les 8 premières heures et de 50 % pour les suivantes. Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 190 heures par an et par salarié.

Travail de nuit, du dimanche et des jours fériés

Le travail du dimanche donne lieu à une majoration de 20 % pour les heures effectuées dans le cadre de l’horaire normal (planning habituel) et de 100 % pour les heures exceptionnelles. De même, les jours fériés travaillés sont majorés de 50 % s’ils sont prévus au planning, et de 100 % s’ils sont exceptionnels.

Concernant le travail de nuit (21h-6h), les heures sont majorées de 20 % pour les travaux réguliers et de 100 % pour les travaux occasionnels. Une prime de panier est également accordée pour le personnel effectuant au moins 6h30 de travail continu la nuit.

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Le travail Ă  temps partiel

Durée minimale et interruptions

Le temps partiel est très répandu dans le secteur. La durée minimale de travail est fixée à 16 heures par semaine (ou équivalent mensuel), sauf demande écrite et motivée du salarié pour une durée inférieure. Cette disposition vise à limiter la précarité tout en permettant le cumul d’emplois.

Le travail peut être organisé par vacations. Pour limiter le fractionnement, la convention encadre le nombre d’interruptions (coupures) :

  • 1 seule interruption (max 2 vacations) pour les contrats de moins de 24h ;
  • 2 interruptions maximum pour les contrats supĂ©rieurs.

L’amplitude journalière maximale est limitée à 12 ou 13 heures selon la durée du contrat.

En contrepartie de ces contraintes d’amplitude et d’interruptions, la possibilité de déroger au repos quotidien de 11h est supprimée pour les salariés à temps partiel, et l’indemnité de transport est améliorée.

Heures complémentaires et complément d’heures

Les heures complémentaires (heures effectuées au-delà du contrat) peuvent être portées jusqu’au tiers de la durée contractuelle. Elles sont majorées de 11 % dans la limite du 1/10e de la durée contractuelle, et de 25 % au-delà.

Un dispositif spécifique de « complément d’heures » permet d’augmenter temporairement la durée du travail par avenant. Ces heures sont rémunérées avec une majoration de 10 %. Le nombre d’avenants est limité à 8 par an et par salarié (hors remplacement).

Si le recours aux compléments d’heures est récurrent, une revalorisation de la durée contractuelle de base est prévue sous certaines conditions (ex : 5 % d’augmentation si 4 avenants de moins d’un mois ont été conclus dans l’année).

Priorité d’accès à un poste à temps plein

Les salariés à temps partiel bénéficient d’une priorité pour l’accès aux emplois à temps plein ou pour obtenir un complément d’horaire. L’employeur doit enregistrer les demandes écrites des salariés et peut utiliser un « formulaire de liaison » transmis deux fois par an pour recueillir les souhaits d’évolution.

Cette priorité s’exerce sur les emplois vacants de la même catégorie professionnelle, mais peut aussi s’étendre, sur demande du salarié, à des emplois non équivalents. L’entreprise doit communiquer au comité social et économique (CSE) un bilan annuel des demandes et des suites données.

La convention collective IDCC 3043 encourage également le regroupement des horaires sur des demi-journées régulières pour faciliter l’organisation personnelle des salariés et le cumul d’emplois éventuel.


Les salaires et primes

Rémunération minimale hiérarchique (RMH)

La convention collective des entreprises de propreté fixe des taux horaires minima pour chaque échelon de la classification. La rémunération minimale hiérarchique (RMH) mensuelle est calculée sur la base de 151,67 heures pour un temps plein. Elle constitue le socle en dessous duquel aucun salarié ne peut être payé.

Les éléments tels que les primes d’expérience, les majorations pour heures supplémentaires, travail de nuit ou dimanche, ainsi que les remboursements de frais, ne sont pas inclus dans la RMH et doivent être payés en sus. Les grilles de salaires sont renégociées périodiquement par les partenaires sociaux.

Il existe deux grilles de salaires distinctes :

  • la grille A pour les activitĂ©s classiques de propreté ;
  • la grille B pour les activitĂ©s incluant des prestations associĂ©es ou après une certaine expĂ©rience dans la branche.

Prime d’expérience et prime annuelle

La prime d’expérience équivaut à une prime d’ancienneté. Elle est calculée en pourcentage de la rémunération minimale hiérarchique du coefficient de l’intéressé. Les taux varient de 2 % après 4 ans d’expérience professionnelle à 7 % après 25 ans. L’expérience s’apprécie dans la branche professionnelle, sous réserve de justificatifs.

Une prime annuelle est versée aux salariés justifiant d’un an d’expérience professionnelle. Elle est généralement versée en novembre. Son montant est calculé sur la base de la rémunération minimale hiérarchique de l’échelon ASP A (agent de service professionnel), proratisée selon le temps de travail et le temps de présence effective.

Important

Ces primes s’ajoutent au salaire de base et doivent figurer distinctement sur le bulletin de paie. Elles ne se cumulent pas avec d’autres primes ayant le même objet existant dans l’entreprise.

Rémunération des jeunes

À travail égal, les jeunes salariés (moins de 18 ans) doivent percevoir une rémunération au moins égale à celle des autres salariés ; aucun abattement lié à l’âge n’est autorisé par la convention.

Indemnité de transport

Une indemnité de transport est versée aux salariés (hors cadres) utilisant les transports en commun ou leur véhicule personnel (en l’absence de transport en commun) pour se rendre au travail. Son montant est forfaitaire : 7 MG (minimum garanti) pour les salariés effectuant plus de 104 heures par moi, ou proratisé selon le temps de travail pour les salariés effectuant un horaire inférieur.

Cette indemnité vise à compenser les frais de déplacement, souvent importants du fait des horaires décalés ou des sites multiples, et ne se cumule pas avec le remboursement légal des titres de transport en commun s’il est plus favorable.


La classification

Méthode de classement et filières

La classification des emplois repose sur trois critères classants :

  • l’autonomie/initiative ;
  • la technicité ;
  • la responsabilitĂ©.

Elle est organisée en trois filières distinctes :

  • exploitation (la plus courante) ;
  • administrative ;
  • cadre.

Pour chaque filière, des niveaux et échelons sont définis (ex: AS pour Agent de Service, CE pour Chef d’Équipe, MP pour Maîtrise). Le classement d’un salarié dépend des missions réellement exercées et non de l’intitulé du poste seul. 

La grille comporte une double entrée (colonnes A et B). La colonne B valorise la polyvalence (prestations associées) ou l’expérience continue sur certaines activités, offrant ainsi un salaire minimum hiérarchique supérieur.

Fonctionnement et évolution de carrière

Le système de classification est conçu pour favoriser l’évolution professionnelle. Un passage automatique est prévu de l’échelon ASP (Agent de Service Professionnel) vers l’échelon ASC (Agent de Service Confirmé) après 1 an d’expérience professionnelle dans la branche.

L’évolution vers l’échelon supérieur (ASCS - Confirmé Spécialisé) est facilitée par la formation et la priorité donnée aux candidatures internes. Les compétences acquises par la formation continue ou les CQP (Certificats de Qualification Professionnelle) doivent être prises en compte pour le classement.

Si un salarié exerce habituellement des tâches relevant d’échelons différents, il doit être classé au niveau le plus élevé s’il y consacre au moins 20 % de son temps. Sinon, il perçoit une prime différentielle pour le temps passé sur la tâche la plus qualifiée.

DiplĂ´mes et certifications

La convention collective des entreprises de propreté établit un lien direct entre les diplômes/certifications et la classification minimale. 

Exemple

Un salarié titulaire d’un CQP « Chef d’équipe » exerçant cette fonction ne peut être classé en dessous du niveau CE1.

Les diplômes de l’Éducation Nationale (CAP, Bac Pro Hygiène) et les titres de la branche garantissent également un positionnement minimal dans la grille (ex: CAP = AQS1). Cela encourage la professionnalisation et la reconnaissance des qualifications dans le secteur.

Les entreprises sont tenues d’étudier en priorité les candidatures des salariés titulaires de ces certifications pour les postes vacants correspondants, favorisant ainsi la promotion interne.


La rupture du contrat

Préavis et licenciement

En cas de rupture du contrat de travail (hors faute grave ou lourde), un préavis réciproque doit être respecté. Sa durée dépend de l’ancienneté et de la catégorie : de 1 semaine (pour un agent jusqu’à 6 mois d’ancienneté) à 2 mois (pour un agent de plus de 2 ans ou un agent de maîtrise) et jusqu’à 3 mois pour les cadres.

L’indemnité conventionnelle de licenciement est due après 2 ans d’ancienneté (sauf si l’indemnité légale est plus favorable dès 1 an). Elle est calculée par tranches : 1/10e de mois par an de 2 à 5 ans, puis des taux progressifs au-delà (1/6e, 1/5e). Le calcul se fait sur la base la plus favorable entre la moyenne des 12 ou des 3 derniers mois.

Le licenciement ouvre droit à 2 heures d’absence rémunérée par jour pour recherche d’emploi pendant le préavis (uniquement en cas de licenciement), pouvant être groupées.

Départ et mise à la retraite

Le départ volontaire à la retraite ouvre droit à une indemnité spécifique, variant de 1/2 mois de salaire (après 10 ans) à 2,5 mois de salaire (après 30 ans). Cette indemnité ne se cumule pas avec l’indemnité de licenciement.

La mise à la retraite par l’employeur est possible si le salarié peut bénéficier d’une pension à taux plein, en respectant la procédure légale d’interrogation préalable du salarié (avant 70 ans). Dans ce cas, le salarié perçoit une indemnité équivalente à l’indemnité conventionnelle de licenciement.

Bon Ă  savoir

L’employeur doit respecter un préavis identique à celui du licenciement lors d’une mise à la retraite. 

Licenciement économique

En cas de licenciement économique, l’employeur doit respecter les procédures légales d’information et de consultation des représentants du personnel. Pour les entreprises de plus de 50 salariés envisageant au moins 10 licenciements, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est obligatoire. Les mesures d’accompagnement doivent être recherchées prioritairement : aménagement du temps de travail, reclassement interne ou externe, formation. La branche souligne l’importance de la commission paritaire nationale de l’emploi pour suivre l’évolution de l’emploi et anticiper les mutations.

Ces procédures visent à limiter l’impact social des restructurations économiques dans un secteur où la main-d’œuvre représente l’essentiel des coûts et des ressources.


Les questions que l’on nous pose souvent

Concernant la période d’essai, la loi du 25 juin 2008 prévoit les durées maximales suivantes :

  • 2 mois pour les ouvriers et les employĂ©s ;
  • 3 mois pour les agents de maĂ®trise et les techniciens ;
  • 4 mois pour les cadres.

Si votre convention collective prévoit des durées différentes, 2 cas de figure sont possibles :

  • si ces dispositions conventionnelles datent d’avant le 26 juin 2008, vous ne pouvez plus les appliquer, il vous faut appliquer les durĂ©es lĂ©gales ;
  • si, au contraire, la convention collective ou l’accord collectif a Ă©tĂ© signĂ© après le 26 juin 2008, seules les durĂ©es plus courtes sont applicables, pas les durĂ©es plus longues. 

Une convention collective est un accord écrit conclu entre, d’un côté, une ou des organisations patronales et, de l’autre, un ou des syndicats de salariés représentatifs. Elle vise à adapter et à compléter les dispositions du Code du travail pour un secteur d'activité donné. La convention collective fixe notamment :

  • les salaires minimaux en fonction de la classification hiĂ©rarchique ;
  • les Ă©ventuelles primes ;
  • le rĂ©gime des congĂ©s payĂ©s, les congĂ©s spĂ©ciaux pour Ă©vĂ©nements familiaux ;
  • les conditions de travail de catĂ©gories particulières de salariĂ©s (femmes enceintes, jeunes) ;
  • la durĂ©e des pĂ©riodes d’essai, des prĂ©avis en cas de rupture du contrat de travail ;
  • le contingent d’heures supplĂ©mentaires annuel ;
  • la complĂ©mentaire santĂ© ;
  • etc.

Disposer de sa convention collective Ă  jour est une obligation pour une gestion du personnel optimale.

Rien de plus simple ! Il suffit de vous abonner aux « Alertes conventions collectives ». Vous serez ainsi informé par e-mail, et à la fréquence que vous souhaitez, de toutes les mises à jour apportées à votre convention collective.

Lorsqu’une convention collective est applicable au sein d’une entreprise, l’employeur doit :

  • en faire bĂ©nĂ©ficier tous les salariĂ©s liĂ©s par un contrat de travail, Ă  l’exception des salariĂ©s bĂ©nĂ©ficiant d’un statut propre (comme les VRP, par exemple) ;
  • informer les salariĂ©s sur les textes conventionnels applicables selon les modalitĂ©s prĂ©vues par ces textes ou, Ă  dĂ©faut, en fournissant au moment de l’embauche une notice d’information ;
  • tenir Ă  disposition des salariĂ©s un exemplaire Ă  jour des textes conventionnels et afficher Ă  cet effet un avis sur les lieux de travail ;
  • informer les reprĂ©sentants du personnel des textes applicables selon les modalitĂ©s dĂ©finies et, Ă  dĂ©faut de prĂ©cisions, en leur fournissant un exemplaire Ă  jour ;
  • fournir chaque annĂ©e aux salariĂ©s la liste des modifications apportĂ©es aux textes conventionnels appliquĂ©s au sein de l’entreprise ;
  • mentionner la convention collective applicable dans l’entreprise sur le bulletin de paie des salariĂ©s.

En d’autres termes, si vous possédez un exemplaire papier de la convention collective mais que celui-ci n’est pas à jour, vous ne répondez pas à votre obligation légale en la matière et vous encourez une, voire plusieurs amendes (C. trav., art. R. 2263-2 et s.).

Si votre entreprise est dotée d’un intranet, vous devez mettre sur celui-ci, à la disposition des salariés, une version informatique à jour des textes conventionnels. Si tous vos salariés n’ont pas accès à l’intranet, cette obligation se cumule avec la mise à disposition d’un exemplaire papier.

Tout dépend si vous êtes ou non adhérent à une organisation patronale signataire de l’accord.

Si la réponse est oui, cet accord vous est applicable immédiatement ou du moins à la date d’entrée en vigueur spécifiée dans l’accord.

Si, au contraire, vous n’adhérez à aucune organisation patronale signataire, vous ne devrez appliquer cet accord qu’à compter de la publication de l’arrêté d’extension.

Attention toutefois, l’entrée en vigueur de certains accords est soumise à la publication de l’arrêté d’extension. Dans un tel cas, l’accord ne deviendra obligatoire pour tous (adhérents ou non) qu’à compter de cette date.

A noter qu’un employeur, membre d’une organisation patronale non signataire d’une convention ou d’un accord collectif, ou encore non membre d’une organisation patronale signataire, peut souhaiter adhérer à titre individuel à cette norme. Il pourra le faire, par exemple, afin d’éviter que ses salariés ne soient privés d’un statut collectif protecteur. Dans ce cas, il s’agit d’une application volontaire, non liée à une obligation.

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