Convention collective Notariat
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La convention collective nationale du notariat encadre les conditions de travail des salariés des offices notariaux ainsi que des organismes liés à la profession notariale. Elle offre un socle clair de droits et de devoirs, tant pour les employeurs que pour les collaborateurs, en matière de rémunération, congés, télétravail, rupture du contrat ou encore partage de la valeur.
L’actualité de la convention
Le code IDCC (Identifiant de Convention Collective)
Le code IDCC 2205 permet d’identifier officiellement la convention collective du notariat. Il est indispensable pour garantir l’application des bonnes dispositions dans les offices notariaux. Ce numéro doit figurer sur les bulletins de paie, les déclarations sociales et tout document officiel concernant la relation de travail.
Les grilles de salaires
La rémunération est déterminée à partir d’une classification détaillée par catégories (employés, techniciens, cadres), niveaux et coefficients. Chaque coefficient est associé à une valeur de point fixée lors des négociations annuelles. Le salaire mensuel est le produit du nombre de points et de cette valeur. Les partenaires sociaux se réunissent deux fois par an pour évaluer la pertinence des minimas selon le pouvoir d’achat.
Les primes
La convention collective du notariat ne prévoit pas spécifiquement de prime de vacances, mais elle intègre un 13e mois considéré comme un élément du salaire annuel. Ce 13e mois est versé en fin d’année ou au prorata en cas de départ, incluant les périodes de maladie, de maternité ou d’adoption sous conditions.
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Découvrir l'offreLes congés
Les salariés bénéficient de 30 jours ouvrables de congés payés par an. En plus, des congés exceptionnels sont accordés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès, etc.). La convention prévoit également des jours fériés chômés et des jours de repos liés à la réduction du temps de travail. Des dispositifs spécifiques existent pour les salariés originaires d’outre-mer ou en cas de fractionnement.
L’arrêt maladie
Un salarié ayant au moins 6 mois d’ancienneté perçoit une rémunération équivalente à son salaire brut pendant 6 mois maximum sur une période de 12 mois, sous réserve qu’il ait droit aux indemnités journalières. Le texte prévoit également une subrogation automatique de l’employeur. En cas de maladie de courte durée, un délai de carence de 4 jours s’applique (sauf accident du travail ou maladie de longue durée).
Le télétravail
Un accord encadre le télétravail dans le notariat. Il permet une organisation du travail plus souple, mais sécurisée. Le recours au télétravail repose sur le volontariat, nécessite un avenant au contrat de travail et implique un respect du droit à la déconnexion. L'employeur doit fournir les outils adaptés, prendre en compte les conditions de travail et préserver le lien avec l’équipe.
Le partage de la valeur
Un accord conventionnel spécifique s’applique aux offices notariaux de 11 à 49 salariés. Il prévoit les modalités de versement de la prime de partage de la valeur, pouvant être mise en place de manière unilatérale ou via un accord d'entreprise. Ce dispositif vise à associer les salariés aux résultats économiques de l’office tout en tenant compte de sa taille.
La démission
La démission doit être formalisée par écrit (lettre remise ou recommandée). Le préavis dépend de la catégorie et de l’ancienneté : il varie de 1 à 3 mois. Une maladie survenant pendant le préavis ne le prolonge pas. La convention précise également les conditions de départ anticipé et les règles de maintien de certains droits (congés, recherche d’emploi).
Les questions que l’on nous pose souvent
Tout dépend si vous êtes ou non adhérent à une organisation patronale signataire de l’accord.
Si la réponse est oui, cet accord vous est applicable immédiatement ou du moins à la date d’entrée en vigueur spécifiée dans l’accord.
Si, au contraire, vous n’adhérez à aucune organisation patronale signataire, vous ne devrez appliquer cet accord qu’à compter de la publication de l’arrêté d’extension.
Attention toutefois, l’entrée en vigueur de certains accords est soumise à la publication de l’arrêté d’extension. Dans un tel cas, l’accord ne deviendra obligatoire pour tous (adhérents ou non) qu’à compter de cette date.
A noter qu’un employeur, membre d’une organisation patronale non signataire d’une convention ou d’un accord collectif, ou encore non membre d’une organisation patronale signataire, peut souhaiter adhérer à titre individuel à cette norme. Il pourra le faire, par exemple, afin d’éviter que ses salariés ne soient privés d’un statut collectif protecteur. Dans ce cas, il s’agit d’une application volontaire, non liée à une obligation.
Lorsqu’une convention collective est applicable au sein d’une entreprise, l’employeur doit :
- en faire bénéficier tous les salariés liés par un contrat de travail, à l’exception des salariés bénéficiant d’un statut propre (comme les VRP, par exemple) ;
- informer les salariés sur les textes conventionnels applicables selon les modalités prévues par ces textes ou, à défaut, en fournissant au moment de l’embauche une notice d’information ;
- tenir à disposition des salariés un exemplaire à jour des textes conventionnels et afficher à cet effet un avis sur les lieux de travail ;
- informer les représentants du personnel des textes applicables selon les modalités définies et, à défaut de précisions, en leur fournissant un exemplaire à jour ;
- fournir chaque année aux salariés la liste des modifications apportées aux textes conventionnels appliqués au sein de l’entreprise ;
- mentionner la convention collective applicable dans l’entreprise sur le bulletin de paie des salariés.
En d’autres termes, si vous possédez un exemplaire papier de la convention collective mais que celui-ci n’est pas à jour, vous ne répondez pas à votre obligation légale en la matière et vous encourez une, voire plusieurs amendes (C. trav., art. R. 2263-2 et s.).
Si votre entreprise est dotée d’un intranet, vous devez mettre sur celui-ci, à la disposition des salariés, une version informatique à jour des textes conventionnels. Si tous vos salariés n’ont pas accès à l’intranet, cette obligation se cumule avec la mise à disposition d’un exemplaire papier.
Rien de plus simple ! Il suffit de vous abonner aux « Alertes conventions collectives ». Vous serez ainsi informé par e-mail, et à la fréquence que vous souhaitez, de toutes les mises à jour apportées à votre convention collective.
Concernant la période d’essai, la loi du 25 juin 2008 prévoit les durées maximales suivantes :
- 2 mois pour les ouvriers et les employés ;
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
- 4 mois pour les cadres.
Si votre convention collective prévoit des durées différentes, 2 cas de figure sont possibles :
- si ces dispositions conventionnelles datent d’avant le 26 juin 2008, vous ne pouvez plus les appliquer, il vous faut appliquer les durées légales ;
- si, au contraire, la convention collective ou l’accord collectif a Ă©tĂ© signĂ© après le 26 juin 2008, seules les durĂ©es plus courtes sont applicables, pas les durĂ©es plus longues.Â
Une convention collective est un accord écrit conclu entre, d’un côté, une ou des organisations patronales et, de l’autre, un ou des syndicats de salariés représentatifs. Elle vise à adapter et à compléter les dispositions du Code du travail pour un secteur d'activité donné. La convention collective fixe notamment :
- les salaires minimaux en fonction de la classification hiérarchique ;
- les éventuelles primes ;
- le régime des congés payés, les congés spéciaux pour événements familiaux ;
- les conditions de travail de catégories particulières de salariés (femmes enceintes, jeunes) ;
- la durée des périodes d’essai, des préavis en cas de rupture du contrat de travail ;
- le contingent d’heures supplémentaires annuel ;
- la complémentaire santé ;
- etc.
Disposer de sa convention collective Ă jour est une obligation pour une gestion du personnel optimale.
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