Convention collective Immobilier
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La convention collective nationale de l’immobilier (IDCC 1527) s’applique aux entreprises du secteur immobilier : agences immobilières, administrateurs de biens, syndics, promoteurs ou encore gestionnaires de résidences de tourisme. Elle encadre les relations de travail, fixe des garanties collectives pour les salariés et définit les obligations des employeurs. Quels sont les principaux points à savoir de la convention collective de l’immobilier ?
L’actualité de la convention
Champ d'application
La convention collective de l’immobilier s’applique aux entreprises relevant de la division 68 de la Nomenclature d’Activités Françaises (NAF) : marchands de biens, agents immobiliers, syndics, administrateurs de biens, etc.). Elle concerne aussi les résidences de tourisme et résidences hôtelières qui sont immatriculées sous le code 55-20Z (activité d'hébergement touristique).
Le code IDCC 1527 identifie sans ambiguïté cette convention collective. Ce numéro est indispensable pour sécuriser les obligations contractuelles, faciliter les échanges avec les administrations et garantir l'application des bonnes dispositions conventionnelles aux salariés du secteur.
Pour en savoir plus : Quel est le champ d'application de la convention collective de l'immobilier ?
Classification
La classification est utilisée, entre autres, pour définir les niveaux de rémunération minimum. Elle repose sur une grille structurée en trois grandes catégories : employés, agents de maîtrise et cadres, et 9 niveaux (E1 à C4). Cette classification tient compte des responsabilités exercées, du degré d’autonomie, des compétences techniques et de la complexité des tâches.
Les rĂ©sidences de tourisme bĂ©nĂ©ficient de grilles spĂ©cifiques vu les fonctions spĂ©cifiques Ă ce secteur (ex : rĂ©ception, restauration, propretĂ©).Â
Les négociateurs immobiliers bénéficient, quant à eux, d’un statut particulier en raison de leurs fonctions.
Pour en savoir plus : Comment s'organise la classification dans l'immobilier ?
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Découvrir l'offreSalaires et primes
Les salaires minima conventionnels sont définis selon les niveaux de classification. La convention prévoit une mise à jour régulière de ces grilles par avenant.
Les négociateurs immobiliers bénéficient quant à eux d’une rémunération particulière composée essentiellement ou exclusivement de commissions.
En plus du salaire de base, certaines primes sont applicables, comme la prime d’ancienneté, calculée selon des tranches d’années de présence, ainsi que le 13e mois dont bénéficient tous les salariés, à temps plein, comme à temps partiel, mais versé au prorata du temps de présence dans l’entreprise.
Pour en savoir plus : Les salaires et primes dans la convention collective de l'immobilier
Durée du travail
La durée hebdomadaire de travail est fixée à  35 heures, mais plusieurs organisations du temps de travail sont prévues.
Les salariés peuvent se voir attribuer des jours de repos (RTT) pour les entreprises qui souhaitent conserver une durée de travail supérieure à 35 heures. Ces jours sont définis pour moitié au choix du salarié et pour moitié au choix de l'employeur.
Concernant les cadres, la convention collective de l'immobilier permet aux employeurs du secteur d'aménager la durée du travail de ces salariés par le biais de deux dispositifs : le forfait annuel en heures (applicable également aux non-cadres disposant d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps) et le forfait annuel en jours (pour les cadres disposant d'une autonomie particulière dans leur travail).
La convention collective permet également le recours aux astreintes pour répondre à des besoins imprévus.
Pour en savoir plus : Comment fonctionne la durée du travail dans la convention collective de l'immobilier ?
Maladie
En cas d’arrêt maladie, le salarié relevant de la convention collective de l’immobilier doit transmettre un justificatif dans un délai de 3 jours.
La convention prévoit un maintien de salaire complémentaire aux indemnités de la Sécurité sociale, en fonction de l’ancienneté du salarié. Ce maintien de salaire est versé au salarié dès le 1er jour d’absence.
Des dispositions spécifiques s’appliquent aux négociateurs immobiliers rémunérés en tout ou partie à la commission.
Enfin, la convention collective encadre strictement le recours au licenciement en cas d’absence pour maladie prolongée. L’employeur doit clairement justifier le licenciement par une perturbation réelle et durable du fonctionnement de l'entreprise.
Pour en savoir plus : Maladie du salarié : que prévoit la convention collective de l'immobilier ?
Préavis
Le délai de préavis dans la convention collective de l’immobilier varie selon la nature de la rupture (démission, licenciement), la classification du salarié et son ancienneté dans l’entreprise. Ce délai peut être de 1 mois à 3 mois selon les cas.
Dans cette convention collective, il est également possible de ne pas exécuter son préavis dans certaines hypothèses précises, comme par exemple lorsque le salarié licencié retrouve un nouvel emploi.
A noter que des dispositions particulières s’appliquent aux négociateurs immobiliers aussi bien an cas de démission que de licenciement.
Pour en savoir plus : Le préavis dans la convention collective de l'immobilier ?
Les questions que l’on nous pose souvent
Une convention collective est un accord écrit conclu entre, d’un côté, une ou des organisations patronales et, de l’autre, un ou des syndicats de salariés représentatifs. Elle vise à adapter et à compléter les dispositions du Code du travail pour un secteur d'activité donné. La convention collective fixe notamment :
- les salaires minimaux en fonction de la classification hiérarchique ;
- les éventuelles primes ;
- le régime des congés payés, les congés spéciaux pour événements familiaux ;
- les conditions de travail de catégories particulières de salariés (femmes enceintes, jeunes) ;
- la durée des périodes d’essai, des préavis en cas de rupture du contrat de travail ;
- le contingent d’heures supplémentaires annuel ;
- la complémentaire santé ;
- etc.
Disposer de sa convention collective Ă jour est une obligation pour une gestion du personnel optimale.
Concernant la période d’essai, la loi du 25 juin 2008 prévoit les durées maximales suivantes :
- 2 mois pour les ouvriers et les employés ;
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
- 4 mois pour les cadres.
Si votre convention collective prévoit des durées différentes, 2 cas de figure sont possibles :
- si ces dispositions conventionnelles datent d’avant le 26 juin 2008, vous ne pouvez plus les appliquer, il vous faut appliquer les durées légales ;
- si, au contraire, la convention collective ou l’accord collectif a Ă©tĂ© signĂ© après le 26 juin 2008, seules les durĂ©es plus courtes sont applicables, pas les durĂ©es plus longues.Â
Lorsqu’une convention collective est applicable au sein d’une entreprise, l’employeur doit :
- en faire bénéficier tous les salariés liés par un contrat de travail, à l’exception des salariés bénéficiant d’un statut propre (comme les VRP, par exemple) ;
- informer les salariés sur les textes conventionnels applicables selon les modalités prévues par ces textes ou, à défaut, en fournissant au moment de l’embauche une notice d’information ;
- tenir à disposition des salariés un exemplaire à jour des textes conventionnels et afficher à cet effet un avis sur les lieux de travail ;
- informer les représentants du personnel des textes applicables selon les modalités définies et, à défaut de précisions, en leur fournissant un exemplaire à jour ;
- fournir chaque année aux salariés la liste des modifications apportées aux textes conventionnels appliqués au sein de l’entreprise ;
- mentionner la convention collective applicable dans l’entreprise sur le bulletin de paie des salariés.
En d’autres termes, si vous possédez un exemplaire papier de la convention collective mais que celui-ci n’est pas à jour, vous ne répondez pas à votre obligation légale en la matière et vous encourez une, voire plusieurs amendes (C. trav., art. R. 2263-2 et s.).
Si votre entreprise est dotée d’un intranet, vous devez mettre sur celui-ci, à la disposition des salariés, une version informatique à jour des textes conventionnels. Si tous vos salariés n’ont pas accès à l’intranet, cette obligation se cumule avec la mise à disposition d’un exemplaire papier.
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Tout dépend si vous êtes ou non adhérent à une organisation patronale signataire de l’accord.
Si la réponse est oui, cet accord vous est applicable immédiatement ou du moins à la date d’entrée en vigueur spécifiée dans l’accord.
Si, au contraire, vous n’adhérez à aucune organisation patronale signataire, vous ne devrez appliquer cet accord qu’à compter de la publication de l’arrêté d’extension.
Attention toutefois, l’entrée en vigueur de certains accords est soumise à la publication de l’arrêté d’extension. Dans un tel cas, l’accord ne deviendra obligatoire pour tous (adhérents ou non) qu’à compter de cette date.
A noter qu’un employeur, membre d’une organisation patronale non signataire d’une convention ou d’un accord collectif, ou encore non membre d’une organisation patronale signataire, peut souhaiter adhérer à titre individuel à cette norme. Il pourra le faire, par exemple, afin d’éviter que ses salariés ne soient privés d’un statut collectif protecteur. Dans ce cas, il s’agit d’une application volontaire, non liée à une obligation.
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